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Publié par BP

P1010861-copie-1P1010892PARTIE

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Dimanche 2 mai

 

Cette journée commence par un excellent petit déjeuner : c’est très important pour le moral, le petit déjeuner. Jean se souviendra longtemps de ce véritable chocolat « mijoté » et moussu, comme à Saint Nic…. !!!!! : Une merveille, il en reprendra deux fois…. P1010893

                                                                 St Jean pied de Port donibane garazi

 P1010903les joyeux lurons qui ont gagné le pari!!!

 

Les nuages accrochent toujours les sommets entourant Saint Jean Pied de Port, la journée sera donc sans soleil, pourvu qu’il n’y ait pas trop de pluie…

A la sortie de Saint Jean, un basque, se prénommant Bernard, (oui,oui) s’intéresse à Mario et à notre équipée : évoquons ensemble le GR10, parlons de Gavarnie, du mythique Mont Perdu, du magnifique Cylindre et autres belles courses……et des équidés, bien sur.

Sur cette portion, le GR empreinte de belles pentes verdoyantes ou de nombreux troupeaux de brebis paissent, tranquilles, sous le regard plein d’envie, des vautours fauves. Nous en dénombrons plus de cinquante, souvent au sol, à sautiller comme des pintades, et prenant leur envol poussés par notre arrivée. Jean doit en permanence tranquilliser Mario qui ne voit pas d’un bon œil ces vols au dessus de sa tête. Ces rapaces sont sédentarisés également par des aires de nourrissage : nous en découvrons une en bout de champ, deux carcasses de vaches déjà bien nettoyées……

Rencontre de trois jeunes « vttistes », crottés à souhait, en « reco » pour un futur parcours…..

Belle descente sur Estérençuby, village situé au creux d’une gorge au confluent de la Nive de Béhérobie et de l’Estérenguibel et dominé par le pic d’Iramendy. Eglise avec galerie du XVIIIème de type basque. Pose casse-croûte sous le trinquet et remontée vers le gîte de Kaskoleta, sur la route de Phagalcette où nous nous installons en prenant nos aises, car nous sommes seuls dans le chalet principal.

Gracie nous ravie par sa cuisine, avec pour commencer, une véritable garbure béarnaise (et Yo s’y connaît) où nous trouvons légumes du jardin et bouts de jambon « maison » : un vrai festival de saveurs…. Et bien sûr, chabrot en final. La soupe est suivie d’un rôti de porc confit avec ses pâtes au jus, fromage de brebis et gâteau basque maison, le tout arrosé de PSM 2006, malgré la présence d’un magnum de Jacques Lasserre … !!!
Mais vide. « Reputs », dormons comme des loirs.

 

 

 

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  P1010916Le village d’Estérencuby

 

 

 

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Casse-croûte sous le trinquet

 

 

Lundi 3 mai,    dit « le  lundi noir »

 

Comme d’hab., lever 7 h, et bâtons relativement au sec.

Marchons une heure agréable…..en suivant un chemin reposant, tellement cool, même en montée, que nous en oublions les marques du GR…..Grossière erreur qui nous oblige à revenir sur nos pas afin de trouver les bonnes marques : soit 1h et demi de marche en + !!!!! Alors que nous récupérons le GR qui « monte sec sur un éperon montagneux », une grosse pluie de grêle s’abat sur nous. Mario n’a aucune envie de nous suivre : Jean doit user de toute son autorité pour le faire avancer et monter ce chemin qui devient glissant. La grêle redouble, le froid est vif, le vent est également de la partie…bref, conditions idéales !!…A 800m d’altitude, le sentier laisse à gauche la crête et les arbres pour entrer dans une entaille rocheuse, puis traverse la forêt. Prenons une sente à moutons au lieu du GR : nouvelle erreur que nous payons au comptant, car en revenant sur nos pas, Mario nous fausse compagnie et dévale la pente. Jean se « tue » à le rattraper. Mario s’arrête, empêtré dans les sangles du bât qui a glissé. Heureusement que notre cher mulet ne glisse pas lui même et ne chute pas dans le ravin…..Cela aurait pu devenir tragique…. Tout le chargement (120kg) est remis à terre, démêlé et rebâté sur Mario, le tout sous la pluie, bien sûr et Yolande fixant ces instants difficiles dans le numérique. Repartons vers le sommet du col d’Irau, avec encore deux refus de Mario pour passages délicats. Arrivés au col, il fait froid, plafond toujours très bas, giboulées fréquentes et les vautours sèchent leurs ailes à la façon des cormorans.

Afin d’éviter quelques lacets de la route, car nous abandonnons le GR devenu trop compliqué, nous coupons par des prairies. L’idée de départ peut paraître excellente d’autant qu’elle est mienne, mais ce sont en fait des tourbières gorgées d’eau. Et ce qui devait arriver arriva, Mario s’enlisa….. Mais dans un effort incroyable et instinctif, il se sort du trou « ventre à terre »…. Juste avant de récupérer la route, un ru, vif, turbulent et sonore nous retarde encore un peu : notre vaillant mandua le franchira après une longue réflexion.

 

  P1010943débâtage!!!

 

 

 et     

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                                                                   Passage  « délicat »

 

 

 

   La forêt d’Iraty : cette forêt comprend 2300 hectares en France et quelque 15 000 en Espagne. Landes, pâturages, forêts de hêtres offrent aux populations des revenus grâce aux taxes de pacage, aux ventes de bois et aux locations des cols pour la chasse à la palombe.

Descendons sur le Chalet Pedro, la pluie nous accompagne toujours, froide et pénétrante. Nous ne verrons pas les cromlechs proches du sommet de l’Occabé.
Ensuite, et après réflexion, décidons de prendre la route au détriment du GR, afin de rallier le col Bagarguiac à 1327 m. Arrivons aux chalets d’Iraty sous la neige : journée très éprouvante et frustrante, les très beaux paysages d’Iraty et de sa magnifique forêt de hêtres dans la pluie, la neige et la brume…Avons marché + de 7h pour 25km.

Heureusement, avons à notre disposition et pour nous tout seul, un gîte d’étape avec 30 couchage et un box pour Mario. Devant le foyer fermé, pouvons faire sécher chaussures, chaussettes, chemises……bât, cuirs, et couverture de Mario. Sommes ravis de savoir Mario au sec et à l’abri, même si le fourrage manque un peu : nous devons avec Jean couper des branches de hêtres toutes gelées pour compléter sa ration de granulés.

Le soir, sommes les seuls, jean et moi, au restau de la station, Yolande vacant à ses occupations et se relaxant après cette journée pleine de péripéties.

 

 

 

 

 

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                                                              beau temps à Iraty

 

 

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Mardi 4 mai

 

Devons fuir cet environnement hostile au plus vite, la météo annonçant 15 à 20 cm de neige supplémentaire sur la journée.

Aussi, le gîte est vite rangé, le box nettoyé, Mario bâté et c’est sur une chaussée très glissante, le chasse neige venant de passer, que nous commençons notre descente vers Larrau, dans une visibilité réduite à 20/30mètres, accompagnés par une bise coupante.

Au village de Larrau, achat d’un très bon saucisson et d’un bout de fromage de brebis, et continuons notre descente vers Logibar, accompagnés de deux chiens fous et surtout infatigables……..22 km, toujours sous la pluie.

Logibar, gîte d’étape, fermé le mardi ; Mais le patron, avec tête de bandit contrebandier, foulard et boucles d’oreilles, (pourrait jouer le rôle de l’espagnol rebelle dans le prochain film d’Astérix en Hispanie, sous le nom de Soupalognon y Croûton), nous ouvre le gîte et nous propose plateaux repas et un coin de pâture pour Mario. L’après midi et soirée se passent en discussions, conjectures,…... car nous décidons d’arrêter

 

 

 

 

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                     l                                  

Mercredi 5 mai

 

7h15 : j’attends la voiture qui prendra Jean en stop.

7h30 : j’arrête la voiture et Jean partira finalement tout seul : le stop marche mieux étant seul, surtout sur un itinéraire fractionné. Avons, à la veillée, confectionné une magnifique pancarte sur bois de cageot avec les villes à traverser : Tardets, Aramits, Oloron, Pau, Lourdes, Argeles et Arrens. Yolande et moi attendrons au gîte, et Mario sous la pluie, en pariant sur l’heure de retour. Jean arrivera à Arrens vers midi et en repartira à 14h, après un très sympathique repas de spécialités bigourdanes, « à la bonne franquette », chez Michel et sa femme. Nous leurs adressons ici un grand et amical merci. Retour du van à Logibar, montée de Mario dans son box à roulettes, sacs et matériels dans le « VV » et départ vers Sia ou nous attendent Anne-Dominique et Jean-Louis Faure : très bonne soirée.

Notre périple a donc pris fin, les conditions météo nous obligeant à revoir à la baisse nos prétentions : nous avons marché 7 jours au lieu de 14 et heureux de ces jours de marche où, à aucun moment, et malgré les difficultés rencontrées, nous n’avons pas baissé les bras. Par ailleurs, nous avons toujours su conserver notre allant, notre bonne humeur et le plaisir d’être ensemble…….

A quand la prochaine ???????  Et  où ??????

Vercors ??? Le Puy-Conques ???? Ou d’autres chemins ?????   A   VOIR …………

 

MAIS VIVEMENT LA PROCHAINE VIREE !!!!!!!

Notre « signalétique » P1010994

 

 

 

 Achevé d’imprimer à SAINT GERMAIN DE LA RIVIERE  LE 25 JUIN 2010.

Merci à Nicoun pour son aide à la mise en page
et
 tous nos remerciements à :
- Thérèse,
- Michel d’Arrens et son épouse
- Thony et Maryse
- Thierry et Régine
- Jean-Louis et Anne Dominique
- Paco
- et à tous ceux qui nous ont aidé sur le chemin sans oublier «  Bernard le Basque »

 

 

 

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