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Publié par Bernard Poitevin

 

CARNET DE ROUTE SUR LE GR 10

 

 

ASCAIN  -  LOGIBAR

 

 

 

Yolande, Bernard, Jean et Mario avril 2010P1010882

 

 

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PREMIERE PARTIE

 

Cela fait maintenant un mois que nous sommes partis Jean, Yolande et moi, accompagnés de Mario, sur le GR 10, et je n’ai toujours pas rédigé notre carnet de route….., heureusement, j’ai mes notes au jour le jour et, si besoin, les commentaires « à  chaud » de Jean sur magnéto. Je vais donc tacher de bâtir un texte, agrémenté de photos, afin de nous faire revivre ces 7 jours de marche dans les Pyrénées, dans les moments les plus forts.

 

 

 

 

 

 

Mardi 27 avril 2010 

 

Nous partons vers 9h de La Rivière, où nous avions laissé Mario pour la nuit, chez Régine et Thierry Dumeynieu, au château Roumagnac La Maréchale.

Direction Saint Jean de Luz. La circulation est fluide, même sur la rocade bordelaise.

Et pique-nique juste après le golf de Chantaco, avant d’arriver chez Maryse et Thony Fernandez, à Serres, commune dépendant d’Ascain.

Nous installons Mario dans le jardin de Thony, jardin méconnaissable tant les herbes l’envahissent, mais au dire de Thony, Mario fera œuvre utile avant la remise en état de ce magnifique jardin potager. Mais il faut déjà repartir afin d’emmener le van à notre point d’arrivée, Arrens Marsous, chez Michel, frère de Thérèse Fontan, soit un transfert de 5h… !!!!!!  La logistique : nous nous rendons compte, à nouveau, que c’est bien une activité à part entière, une spécialité, …., un art.

Soirée chez Maryse et Thony, autour d’un lapin cuisiné par le chef, avec ambiance sénégalaise, nos hôtes nous contant leurs péripéties aussi nombreuses que savoureuses.

Un grand merci pour l’accueil, chaleureux et amical.

 

 

 

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Mercredi 28 avril

 

9h15, nous partons. Temps magnifique, nous devrions avoir chaud sur les pentes de la Rhune que nous avons face à nous : elles sont comme marquées au fer rouge par les mécontents du projet LGV qui ont fauché les fougères en imprimant ainsi leur NON au passage de la ligne à grande vitesse.

Le bâtage de Mario se fait sans trop de problème, Jean ayant tout de même le mistigri en main.
Maryse nous accompagne jusqu’au 3 Fontaines, point de jonction avec le GR 10 et ensuite, descente vers Sarre, village basque typique, patrie de Ramuntcho, héros de Pierre Loti, église avec tour carrée, « chemin de procession », bordé de murets et ponctué d’oratoires ; C’est près de l’un d’eux que nous casserons une petite croûte et où très gentiment, Nadia nous offrit eau et café. Pour la remercier, une photo est prise avec Jean, maître « mandua » (mulet en basque) et Mario, et promesse d’un envoi par mail à la « belle basquaise ».

Cette première journée est assez longue, + de 25 km et 7 h de marche environ ;

Arrivée à 18h30 à Ainhoa, un des plus beaux villages de France.

Notre gîte se situe en périphérie et, après recherches et palabres, auprès d’un moutonnier trouvons un pacage très étroit et très pentu pour Mario.

Soirée au gîte, menu, «  coq au vin avec ses pâtes ».

 

 

Jeudi 29 avril

 

Départ 8h45 : pas mal…. !!!! Les automatismes se mettent en place. Nos deux voisines « campingcaristes », nous observent avec attention et étonnement.

Il fait bon, Mario est calme, la traversée d’Ainhoa se fait sans problème ainsi que la montée au chemin de croix qui mène à la chapelle de l’Aubépine et au col des Trois Croix ; Il n’en est pas de même pour un parisien qui se fera quelques frayeurs avant d’immobiliser sa voiture sur le bas coté pentu….. Cette matinée est fort agréable, l’environnement superbe, les chemins beaux et variés, les panoramas splendides. Nageons, pour l’instant, dans le bonheur.

Pique-nique près d’une bergerie, à l’ombre de châtaigniers. Avant la montée sur Bidarray, confirmation de notre chemin par cette gentille basquaise en coiffure…. rando G R 10 051

 

 

Jean avec BB, la belle basquaise

 

Et arrivée au gîte d’étape Aunamendi, surprise, surprise : malgré message de réservation de la veille, ce gîte de 70 places est complet, un groupe de la région parisienne occupe la totalité des chambres…. Le responsable a raison :

« Si je dois attendre les randonneurs pour rentabiliser …… » 

-Mais quand même !!!!

« Et nous comment fait on ????

Après consultation à la mairie, nous nous rabattons chez l’habitant, et redescendons de la ville haute vers le gîte ERREKALDIA (maison proche du ruisseau) chez Janie. Cette femme à la vie complexe et perturbée est riche d’expériences heureuses et malheureuses. Elle a le cœur sur la main. Et ne voulant pas remonter au village pour dîner, Janie nous vend : vin, œufs, pain et lomo espagnol à prix très raisonnable. Quant à Mario, il peut jouir d’un très beau terrain, bien fourni en herbe, tout proche de la « chévrerie » où nous dormirons. Janie a transformé la chévrerie en gîte d’étape pour randonneurs et pèlerins de passage, façon «  cabanon du dimanche », de bric et de broc……Après 26/28 Km, extinction des feux vers 21h30 ; Au moment du couchage, Jean frise l’accident quand le clic-clac se referme sur lui …… !!!!!!

 

 

 

 

 

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Clic-clac

 

 

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Vendredi 30 avril

 

Avons mangé notre pain blanc : le temps s’est complètement dégradé, il pleut et au moment de quitter le gîte, nous devons couvrir « le petit pont de bois » avec une grande couverture afin d’éviter à Mario de glisser sur les poutres détrempées.

Le plafond nuageux étant très bas, nous abandonnons le GR10, et gagnerons Saint Etienne de Baigorry par des petites routes en fond de vallée. Pose café dans un abribus et arrivée en début d’après midi au gîte chez Mendi. Accueil par monsieur Mendi père, 80 ans et +, contrebandier dans les années 50, faisant commerce de tout, « sauf de la drogue », avec son mulet Mariano….nous comptera tout de même 10€ pour la nuitée de Mario ……….

L’après midi, visite de ce gros bourg de Basse Navarre, au creux d’un cirque de montagnes enserrant la vallée de la Nive des Aldudes. Sommes en plein terroir du vignoble Irouléguy. Un vieux pont, une église avec ses trois étages de galeries, son chœur surélevé dont les trois autels sont ornés de retables dorés, un fronton ….

Prenons le thé en terrasse, place de la mairie ….. : La culture basque est omni présente, des gosses vont jouer à la pelote, la chistera sous le bras, ça parle, ça s’interpelle en basque.

Une figure célèbre de Baigorry, le républicain Jean-Isidore Harispe : campagne d’Italie, guerres de l’Empire, campagne de Pologne puis celle d’Espagne, député et pair de France sous la Restauration, fini maréchal de France sous le second Empire. Comme quoi, on sait naviguer sur les berges de la Nive……….. !!!!

 

 

 

 

 

Soirée au resto « le Trinquet » ; En sortant, grosse pluie : aussi, le patron nous ramène au gîte dans sa magnifique Audi, très gentil de sa part.

 

 

 

PLUIE  que nous retrouvons…….

 

……. Samedi 1er mai

 

Au réveil, les nuages sont toujours très accrochés aux reliefs. Bâtons donc Mario, parapluie à la main, la bâche étant de suite fixée sur les sacs et sacoches. Mon initiation de « MAM » Maître Auxiliaire Mandua – s’enrichit au quotidien de situations nouvelles et fortuites.

Quittons Saint Etienne par un très beau chemin VTT car le GR est fortement déconseillé par temps douteux ou brouillard : nous n’irons donc pas au sommet du Monhoa. Ce beau chemin nous mène vers Irouléguy.

Là, pose café en terrasse chez Michel, qui offre à Yolande le muguet porte bonheur. Le GR 10 est  rejoint au cayolar 53 (voir carte pour + d’info). Série de photos insolites dans rétro de rue à Lasse et descente vers Saint Jean Pied de Port, ancienne capitale de la Basse Navarre et pittoresque place forte au pied d’une colline que couronne la citadelle de Vauban. Murailles du XVème et enceinte du XVIIème, maisons anciennes, vieux pont, église XVIIIème…..c’est ici que le GR10 croise le GR 65 et sa cohorte de pèlerins de toutes nationalités et de « tous calibres », et tous ont l’envie et l’espoir d’arriver à Saint Jacques de Compostelle, 30 à 40 jours plus tard…….

Notre ami Michel d’Irouléguy nous avait conseillé pour midi de nous arrêter chez un collègue, Michel, patron de la pizzeria le Chaudron (grand supporter des verts depuis la belle époque) à Saint Jean, face à la grande halle, Mario pouvant y stationner sans problème.

En effet, grâce à cette précieuse recommandation, nous avons pu nous installer en terrasse, avec l’œil sur Mario, qui bien entendu a déjà capté de nombreux fans : voir pour exemple la photo de cette grand-mère donnant un quignon de pain…

Prenons nos quartiers près de la gare, chambre d’hôtes et prairie juste derrière l’imprimerie Arismendy, chez madame Gratiane Paris : belle et bonne adresse.

Flanage dans Saint Jean, courses, soirée chez le stéphanois, rencontre de jeunes orthésiens et Jean perd son string pour un pari loupé……. : pour + d’info , voir avec l’intéressé.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

 

 

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Mais quelle belle paire !…..de pompes

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