Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par randomulet

Bientôt 18 h 5 lorsque tout le petit groupe se retrouve, avant de parcourir le sentier des Maîtres sonneurs, au gîte de La Berthenoux.

Mic Baudimant dans ses oeuvres

 

Mic Baudimant, figure du Berry, défenseur des arts et des traditions paysannes, est un grand connaisseur de la mémoire des contes, des croyances et des légendes. Pour parfaire tout cela, Mic est aussi un éblouissant chanteur à s’en faire péter les cordes vocales, un « brioleux » de première, mais surtout un fin cornemuseux.

sur les pas des Maîtres sonneurs
notre équipe devant le gîte de La Berthenoux

L’ambiance est plutôt très bonne, et les présentations faites chacun s’attribue sa chambre, puis s’agglutine dans la salle à manger pour prendre un revigorant. Les bouchons volent au plafond et c’est en fête que nous accueillons le Gâs Mic, venu pour la circonstance nous conter des histoires du Berry, mais surtout brioler et jouer de sa cornemuse sur un air de bourrée ou sur la chanson des trois Fendeux.

On dit souvent pour désigner ces musiciens un « joueur de cornemuse », mais pourquoi ne dit-on pas un « joueur de piano » ou un « joueur de trompette » au lieu de « pianiste » ou « trompettiste » ? Aussi, soyons sérieux dans notre vocabulaire et nommons les choses et les gens par ce qu’ils sont vraiment. Ne dit-on pas une « technicienne de surface » pour désigner une femme de ménage, une personne en situation de… un « non-voyant » pour désigner un aveugle ? un non muet pour désigner un bavard? Oui, le cornemuseux existe, j’en ai rencontré !

un gâs du berry

Il existe dans le Berry et le Bourbonnais plusieurs sociétés de musiciens traditionnels : les Gâs du Berry, les Maîtres sonneurs bourbonnais et bien sûr les Thiaulins de Lignières en Berry dont Mic fut le président pendant plus de trente ans.

Interrogé sur la signification du « Thiaulin », Mic m’a écrit ceci :

« J’trouve l’monde compliqué… je crois que j’pourrais pas continuer ben des années sans avouère l’tournis des chieuves que guérit l’bon saint Aignan…
Thiaulins : bien que les Thiaulins de Lignières soient restés longtemps sans avoir la précision finale du comte Hippolyte François Jaubert, je m’en vas te raconter l’histouèèèère.

Marié à une Nivernaise, cet homme politique du Second Empire, féru de botanique et de culture paysanne, précise dans son Glossaire du Centre de la France puis dans son vocabulaire du Berry et des provinces voisines ce que nous savions par tradition. 

En 1946-47, Roger Pearron, notre mentor, créateur de notre groupe musical faisait avec ses amis de l’époque, une première “sortie” de danses, de musique et de chants dans un village près de Lignières, Mareuil-sur-Arnon, hameau de Villiers-les-Chieuves, seule ressource du pays.

Ce village en bordure de Champagne berrichonne, (pays aujourd’hui voué à la grande culture céréalière et “griffé” par des tracteurs de 700 chevaux), et du pays bocager de Lignières, était dit “champagnou”. Au XVIIIe siècle, ces chaumes calcaires et secs rassasiaient péniblement des troupeaux de moutons berrichons, par millions, oui, je dis bien par millions. L’assolement et les engrais en firent dans la seconde partie du XIXe siècle un riche pays de “grand labourage” avec chevaux. Les nouveaux riches se mirent à se moquer des p’tites gens retardées du bocage, conservant, eux, le labour aux bœufs “thiaulés”, (brayés ! Nous, on dit “briolés”) de tout temps pour les faire travailler en musique et… poésie.

Deux mentalités, deux mondes…

Les uns engueulaient leurs chevaux, les autres murmuraient à l’oreille de leur aumaille (bovins) : les Thiaulins… thiaulaient !

Encore aujourd’hui, quelques rares vieux des pays de Champagne parlent des Thiaulins du bocage, du Boischaut, tous gens du pays des arbres… juste avant la “Marche” de Limousin, comme disent les vieux textes (bas du pays des Maîtres sonneurs).

Maintenant, mon Gâs Jean, tu sais tout des Thiaulins. »

 

Et pour ceux qui auraient fait digression sur l’explication de Mic, on peut dire en conclusion que « thiauler » est issu d’une onomatopée, comme si on « briolait » sur un air particulier au Nivernais.

Comme beaucoup de gens, vous pouvez croire que seuls les Celtes, les Écossais, les Bretons et autres habitants de la Galice sont des adeptes de la cornemuse. Présentes dans tous les pays d’Europe, les cornemuses sont de types variés selon les régions. La cornemuse du Bourbonnais ou du Berry possède deux bourdons et un hautbois permettant de varier les tonalités. L’origine de ces instruments est difficile à déterminer, mais dans l’iconographie ils apparaissent à la fin du XIIe siècle.

La cornemuse est un instrument de musique à vent composé d’un sac en cuir qui fait office de soufflerie et de tuyaux percés. Ce sac est généralement d’origine animale, dans lequel l’instrumentiste insuffle de l’air, le plus souvent par la bouche, quelquefois avec un soufflet. L’air est ensuite expulsé vers des tuyaux en bois dont les extrémités sont équipées à l’intérieur d’anches simples ou doubles.

Ainsi George Sand décrit dans Les Maîtres sonneurs la grande cornemuse bourbonnaise :

« […] C’était une musette si grande, si grosse, si belle que c’était de vrai une chose merveilleuse et telle que je n’en avais jamais vue. Elle avait double bourdon, l’un desquels, ajusté de bout en bout, était long de cinq pieds, et tout le bois de l’instrument, qui était de cerisier noir, crevait les yeux par la quantité d’enjolivures de plomb, luisant comme de l’argent fin, qui s’incrustaient sur toutes les jointures. Le sac à vent était d’une belle peau, chaussée d’une taie d’indienne rayée bleu et blanc ; et tout le travail était agencé d’une mode si savante, qu’il ne fallait que bouffer bien petitement pour enfler le tout et envoyer un son pareil à un tonnerre. ».

 

Dans le Berry, le cornemuseux fut souvent considéré comme un homme ayant pactisé avec le diable. Les contes sur ce sujet sont multiples… et lorsque des maîtres sonneurs rencontrent des muletiers, les échanges deviennent très rapidement impétueux, voire violents (lire le roman).

la mare au diable

 

le labour aux boeufs

Certains néo-ruraux, et surtout vous, de la ville, ne savez point encore ce que veut dire « brioler », tout simplement parce qu’on ne briole plus ( cela ne s'est d'ailleurs jamais fait et serait absurde) dans les rues citadines derrière le cul des chiens qui font leur crotte sur le trottoir du voisin. On briole ou plutôt on briolait derrière le cul des bœufs. Cette mélopée au rythme lent était destinée à soutenir l’effort des bœufs au labour. Cet usage de brioler remonte certainement à la plus haute Antiquité et s’est perpétué jusqu’à l’apogée du tracteur agricole.

Ce chant de laboureur avait donc la vertu d’encourager les animaux au travail, mais peut-être aussi le bonhomme, le bouvier.

Ici dans le Berry, l’usage sans modération du briolage s’est perpétué jusqu’au XXe siècle. George Sand s’est saisi de cette tradition en la faisant revivre dans ses romans, en particulier dans La Mare au diable, et le Gâs Mic en est un fier et honorable adepte.

Mario le mulet sur le sentier des Maîtres Sonneurs
il m'arrive de "Brioler" en chemin pour le stimuler

Je crois volontiers à cette vertu l’ayant expérimentée en solo avec Mario le mulet porteur et voyageur au long cours.

Mario, mulet d’exception ne s’en laisse pas conter et pourtant il apprécie, me semble-t-il, alors que la besogne est difficile, que le rapport est insidieux, que je l’accompagne d’une des chansons flash héritées de mon père ou bien d’un petit air d’harmonica. Il aime cela et s’active au travail en m’indiquant par de petits coups de museau sa satisfaction d’entendre cette solidarité entre comparses. Ce n’est pas tout à fait du briolage au sens propre, mais l’esprit dans l’accompagnement à l’effort y est précisément bien présent.

 

Mustang de la Richardière dit Mario,mulet (race des mules poitevines)
Mustang de la Richardière dit Mario,mulet (race des mules poitevines)

Si les cornemuseux ont leur histoire, ils sont aujourd’hui comme les mules en voie de disparition, tellement il est plus facile de jouer des pouces sur un minuscule clavier.

Les mulets, eux, ont été très nombreux jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Au XIXe siècle, on en commercialisait jusqu’à 20 000 par an dans le monde entier (un peu comme l’indique mon ami Christian le Sancerrois lorsqu’il témoigne sur la notoriété mondiale du Crottin de Chavignol). Aujourd’hui, la production de mules et de mulets ne dépasse guère la vingtaine d’individus. Lorsque je parle d’individus, je veux vous dire qu’il s’agit de véritables mules et de mulets poitevins : les vrais. Cette race exceptionnelle, reconnue par le ministère de l’Agriculture depuis l’année 2002 sous l’appellation « mule poitevine », est la plus haute et forte de tous ces hybrides.

Pour mémoire, rappelons que cet animal est issu d’un croisement entre le baudet du Poitou et la jument Trait Poitevin (on dit alors une « mulassière », sans que cela soit péjoratif). Dans le temps, on disait que « le baudet baudouine » quand il s’accouplait avec une jument, on le disait aussi d’un homme en débauche (je n’ai pas aujourd’hui connaissance d’un homme baudouinant ! Hormis…). Comme Mario, le « vrai » mulet est réputé pour sa grande taille, lequel mesure 1,67 m au garrot et pèse environ 675 kg, en conséquence muletier de petite taille, s’abstenir ! Car il faut pouvoir monter le bât avec aisance en souplesse et sans brusquerie. Si je viens expressément d’employer l’adjectif « vrai » devant le nom « mulet », c’est précisément pour me moquer de nos journaleux et autres diseux qui pour donner une force à leurs insignifiants propos se croient maintenant obligés de dire à tout bout de champ « une vraie vie, un vrai challenge, un vrai débat, une vraie ceci et une vraie cela… », alors que d’autres plus démunis se contentent pour expliciter leur pensée d’entrecouper ou de terminer leur phrase par de nombreux « voilà !... voilà ».

passage du Mont Cenis

Si le mulet hérite le plus souvent des qualités conjuguées de l’âne et de la jument, il n’en est pas toujours de même pour le muletier, j’entends le muletier d’antan… !

J’ai déjà conté, lors de mes précédents récits retraçant les randonnées sur le sentier des Maîtres sonneurs, les bagarres entre muletiers et cornemuseux, mais voyons un peu si le caractère ombrageux des muletiers se retrouve dans d’autres territoires. On peut le penser en regardant l’aquarelle de William Turner, peinte lors du passage du Mont-Cenis ou en retrouvant les récits des muletiers voyageant en pays montagneux et désireux de défendre le précieux chargement de leurs sommiers contre d’avides brigands de bas étage.

Nous avons un peu oublié aujourd’hui que le transport à dos de mulet a représenté 95 % de la circulation des marchandises jusqu’en 1850. Ces voituriers circulaient sur une grande partie de l’Europe et ce nom de « voiturier » a fini par s’appliquer uniquement aux muletiers, alors que les transporteurs par charrettes étaient dénommés « charretiers » ou « rouliers ». Leur langage était toutefois commun et leurs jurons bien reconnaissables. Dès lors, ces trains de mulets étaient bien souvent source de convoitises de la part de malandrins souhaitant s’enrichir en faisant le coup de poing ou pire le coup de sang.

La caravane muletière, la Couble, était en général composée de sept bêtes. Elle était conduite par un couple formé du maître et de son valet. Le nom dérive du latin copula « paire » qui a donné cobla en occitan mais aussi en catalan.

couble en montagne

 

L’activité muletière a donné naissance à un immense réseau de voies spécifiques : les chemins ferrés. L’explication de cette appellation « chemin ferré » se trouve dans l’œuvre d’Isidore, évêque de Séville, le célèbre encyclopédiste du VIe siècle. Au chapitre « itineris » de son Liber aetimologiarum, il distingue le « chemin des brebis » et les « chemins des bêtes ferrées » (dx : P-A Clément). Si cette activité muletière est restée toujours emplie de dangers et de mauvaises rencontres, les nuits d’auberge permettaient aux voituriers de se défouler et parfois de prendre du très bon temps…

La profession de muletier n’existe plus de nos jours et celle de nos anciens prédécesseurs est encore mal documentée. Pourtant, ils sont bien les ancêtres de nos transporteurs modernes affublés de leur GPS et de leurs applis. Les muletiers ont joué un rôle essentiel dans la vie économique jusque dans les années précédant la révolution industrielle.

C’est la dixième fois que ce mulet arpente les sentiers des Maîtres sonneurs entre Berry et Bourbonnais et nous prenons toujours autant de plaisir à marcher seul ou en compagnie entre les bocages de ce pays avant que les grandes migrations citadines ne viennent polluer cette terre.

 

totalité du sentier

 

l'eau des rivières ponctue le paysage

L’intérêt de ce circuit consiste en la qualité des gîtes d’étape et de randonnée qui le jalonnent. Ils sont en général gérés par les communes ou les communautés de communes. Le prix de la nuitée est attractif : il se situe entre 12 et 15 euros. Il faut toutefois être attentif en réservant assez tôt car ce type d’hébergement reste très attrayant pour des rencontres festives en familles ou amis (mariages, anniversaires, cousinades…).

Le sentier est très agréable, bien entretenu. Le paysage est vallonné, sans dénivelés excessifs et le remembrement n’a pas trop fatigué l’environnement. Les parcelles sont coupées de haies vives, de bois et de « boqueteaux ». Des petites rivières, parfois des rus le jalonnent : l’Arnon, l’Igneraie, la Joyeuse, le Portefeuille, la Goutte noire, la Meuzelle. Les villages sont relativement nombreux, mais souffrent aujourd’hui intensément de la désertification paysanne. Les maisons nommées ici les « locatures » sont vides de gens et les boutiques ont presque toutes disparu.

Derrière George Sand, le petit groupe a suivi « un de ces petits chemins creux, souvent verts qu’on appelle en langage villageois “traînes”… ces traînes, vous pouvez y marcher des heures sans entendre d’autre bruit que le vol d’un merle effarouché à votre approche, ou le saut d’une petite grenouille verte et brillante comme une émeraude, qui dormait dans son hamac de joncs entrelacés ».

au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs
au long du sentier des Maîtres sonneurs

au long du sentier des Maîtres sonneurs

« Hello les amis ! Prenez grand soin de vous munir de sac à viande, de protège-oreiller et duvet au besoin. Lampe électrique, chaussures de repos et de marche, petites affaires personnelles, vêtements de pluie et chandail, couvre-chef, petite pharmacie perso, prise multiple, couteau, gobelet, assiette plastique, couverts, papier Q, serviette de toilette, chéquier, et argent liquide… ». Voilà donc un début de liste pouvant être utile.

Eh, Françoise ! Toi qui as le sens de l’organisation, pense donc à te préoccuper du thé, du café soluble, du lait, du miel, de la confiture, du beurre et du pain pour les petits déjeuners. N’oublie pas le Sopalin : cela sera à déduire de la bourse commune que nous constituerons lors de l’arrivée. Merci Françoise.

Ohé Bernard ! Toi qui es très proche des vignes de Saint-Émilion, tâche donc de te procurer quelques flacons de nectar pour agrémenter nos soirées.

Je viendrai avec une bouteille de champagne et moi aussi, ont-ils dit d’une seule voix.

Alors, si je comprends bien, cette randonnée ne sera pas uniquement culturelle… Bien qu’elle se situe à environ 50 lieues de la Touraine, s’inspirerait-elle des dires de sieur François Rabelais et de ses interminables fables gargantuesques ? Ou bien plus sagement des contes de la dame de Noyant ?

Hep, Christine, Patrice et les autres ! Compte tenu de notre nombre, le mulet ne pouvant porter tout le barda des 15 personnes, il faudrait une voiture suiveuse de l’un d’entre nous. On en reparle…

sur les maîtres Sonneurs
certains cours d'eau se passent à gué

 

 

Premier jour. À La Berthenoux, le curé exorciste gît près de son église tout proche de la lanterne des morts, et le dernier commerce, le restaurant tenu par Jacqueline Blanchard fait de la résistance. Dans le gîte communal, Toulousains, Parisiens, Picards, Bordelais, Girondins, Tourangeaux se racontent de « vraies » histoires de retrouvaille.

Deuxième jour. Ce soir, le groupe fait halte à La Motte-Feuilly qui conserve le souvenir de Charlotte d’Albret, épouse de César Borgia : le château du XIIe siècle est magnifique, mais ne se visite pas. Les pèlerins dorment dans des chambres quasi monastiques. À Champillet, le commerce multiservices subsiste encore, mais pour combien de temps ? Sur le sentier, rencontre avec quelques grands noirs du Berry, de beaux troupeaux de vaches, de bœufs et de moutons dont les agneaux feront le régal des agapes de Pâques.

Troisième jour. Le beau temps a continué à rosir les joues des marcheurs emmenés par Mario et le groupe affiche une réelle cohésion et une joie du « vivre ensemble », comme aiment tant le dire nos hommes et femmes influents de notre sphère publique.

Quatrième jour. Encore une belle journée ensoleillée pour les randonneurs, une moins bonne pour les agriculteurs qui attendent la pluie. Les chemins romantiques décrits par la dame de Nohant sont jalonnés de bouchures, de haies vives. Les vues si paisibles des champs et des prés enchantent le voyageur. Cela vide la tête et rend fort heureux celui qui en quête de paix se plaît à sentir, à goûter cette nature qui prend son printemps en ce précoce mois d’avril ! Ce soir, douce halte à Sidiailles chez Jocelyne et Jacques. Mario, impérial dort dans le pré de la voisine.

Cinquième jour. Saint-Palais, Préveranges. Je crois bien que c’est hier sur les coups de 10 heures que Bernard a conté fleurette à Louisette, 85 ans, qui tentait de retenir son chien au passage de notre groupe. Au milieu de nulle part et pourtant au pied d’un calvaire, nous nous sommes sustentés. Nous voyant nous éloigner, Louisette nous a fait de grands signes en nous souhaitant bon voyage mais aussi en espérant nous revoir une autre fois. Le ciel est resté très clément faisant mentir les oracles de la radio.

 

groupe de marcheurs sur le sentier des maîtres sonneurs
Halte au pied du calvaire; Au fond ,Louisette nous fait signe!

 

Ici se termine cette courte escapade berrichonne : un cru exceptionnel exprimant harmonieusement la finesse, la complexité et la puissance d’un groupe rare.

Les participants sont satisfaits, ils le témoignent par leurs chants et leurs rires.

à la fin du voyage les heureux marcheurs se cotisent pour soutenir l'association"l'étoile de Martin"

 

Bientôt, Mario sera la vedette du magazine Les Cahiers de l’âne. En tout cas, un article lui est consacré dans le numéro à paraître.

 

Jean, en avril 2019

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article