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Publié par randomulet

                                     UN MULET Piqué AU VIF

NEWSLETTERS  ETE 2016.

Cette année, les aléas climatiques nous ont donnés du temps pluvieux et frisquet fin juin  / début juillet, et un temps beaucoup plus sec et chaud en Août .C’est ainsi.

Avec Mario, nous, on prend le temps comme il est, comme il vient. Notre préférence allant tout de même vers le temps gris et nuageux sans grosse chaleur ! La pluie est souvent bienfaitrice sur le chemin, à condition qu’elle ne dure pas le temps de la randonnée, comme ce fut le cas maintes fois sur les Landes, le Limousin par exemple.

Beaucoup d’entre vous connaissent mon point de vue sur la gente météorologiste : il y a maintenant une bonne dizaine d’années, à l’entrée d’un village de Corrèze, j’ai croisé un vieil homme vêtu d’un bleu-gris de chauffe cheminant avec sa fourche sur le dos vers son jardin potager. Huit heures sonnait au clocher du village, et le temps incertain laissait présager quelques ondées, ou pire encore pour le reste de la journée.

-bonjour Monsieur. Est-ce votre temps ? que dit la météo ?

-Vois-tu, gars !la météo : c’est tous des menteurs ! Ils sont même plus menteurs que moi.

Et sans autres commentaires, il a passé son chemin, et moi le mien. Mais combien de fois ai-je pu vérifier son affirmation tant les divers présentateurs et -trices de cette science encore inexacte peuvent m’induire en erreur. Mais je n’ai jamais su quels étaient les mensonges avérés du pépé en bleu-gris de chauffe…

C’est pourquoi je prends le temps comme il vient et emmène toujours dans mon paquetage des vêtements chauds, de pluie, ou bien légers.

-Voilà qu’il vient nous parler maintenant dans cette newsletter de la pluie et du beau temps ! Il n’a peut-être plus rien à nous dire et craint le temps qui passe ?

le chemin dans les bois

le chemin dans les bois

l'index sur la gachette

l'index sur la gachette

 

Les temps chauds apportent les taons ce qui est insupportable pour le mulet et les marcheurs. Depuis la randonnée dans le jura en 2015, j’ai pu confectionner, grâce à la complicité d’Apolline, l’hôte  du gîte des Lattes, une décoction composée de feuilles de noyers et de vinaigre blanc, à laquelle j’ajoute une pincée de poudre d’ail. Résultat garanti surtout pour les marcheurs contigus au mulet ! Hum, hum, c’est le béarnais Henri de Navarre qui aurait été heureux de goûter ce breuvage ! Quant aux taons, on peut dire qu’ils sont moins nombreux sur la peau de Mario.

 

Les taons : ce sont des insectes à ne pas fréquenter. Il y en a de toutes les formes et de toutes les couleurs : des petits, des noirs, des gris, des gros, des oranges, des marrons, ceux qui font du bruit et ceux qui viennent piquer le sang en catimini, principalement sur les parties tendres. Ils ne délaissent pas les coucougnettes ; celles du mulet bien sûr. En tout cas ce qu’il en reste ! Ils ne dédaignent pas non plus le poitrail, tout le reste du corps : enfin tout ce qui respire fortement l’odeur du mulet.

 

Lors de notre dernière marche entre Aix la chapelle et les Ardennes Françaises, (le récit de cette randonnée est à venir prochainement) un ou bien une femelle taon a piqué subrepticement le dos de Mario, alors que je lui retirais le bât. Nous étions à Annevoie au nord de Dinant, en Belgique. C’était une fin de journée orageuse, les insectes en légion virevoltaient autour de nous. Leur danse du dard n’avait rien à envier à la célèbre danse Arménienne du sabre. ET zing, et zzen, et zszinn…

Bien entendu, je n’ai rien vu le soir même, ni le lendemain matin au moment du battage. Par contre le lendemain soir je découvrais sur le haut du dos, à l’emplacement exact de l’appui de l’arçon une gonfle, grosse comme une balle de ping-pong. Très rapidement, cette excroissance s’infecta et devint extrêmement purulente. Plus question de mettre le bât sur cette blessure très sensible.

Repos et soins en antibiotique pour le mulet. Arrêt chez Didier au relais de Falizes à Dinant. Pour les pèlerins, poursuite de la marche sans Mario jusqu’à la destination finale, où je suis venu le rechercher avec le van.

C’est seulement au bout d’une semaine que le mal s’en est allé, et que  la cicatrisation s’est faite petit à petit. Maintenant, à 1 mois de l’incident, le poil repousse bien, et tout est rentré dans l’ordre: on peut repartir…

 

Ouf !mais on ne se méfie jamais assez des taons : qu’on se le dise.

Et puis, vous connaissez tous le cha-cha-cha des thons :

-une bande de thons remontant la rivière s’en allait gaiement, s’en allait gaiement. Cha-cha-cha des TAONS. Une bande de Taons attaquant le pépère…cha-cha-cha des taons, etc. (je ne peux malheureusement pas citer ici les paroles muletières de cette chanson « flash » adaptée  à la suite de ce piquant épisode risquant un dérapage dans mon propos).

On se retrouve bientôt sur ce site pour le récit des dernières randonnées muletières.

Tontaine et tonton
Tontaine et tonton

Tontaine et tonton

 

                                                   Jean, 1er Septembre 2016.

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